Projet 2017

Territoire à la carte

En 2017, l’écomusée des Monts d’Arrée met le territoire au cœur de son projet culturel.

* Un projet fou ! La création d’une carte subjective des Monts d’Arrée
Geographie subjective

    Emmenés par Catherine Jourdan et le collectif Géographie subjective dans un projet artistique participatif, les habitants sont invités à dessiner leur propre carte du territoire des Monts d’Arrée. Mais il ne faut pas s’y tromper, il sera davantage question de ressenti que de géographie, de poésie que de géologie, d’impression et de vécu plutôt que d’objectivité scientifique. La carte savante des géographes ne sera qu’un prétexte à discussion et ne sera là que pour mieux être détournée.

Catherine Jourdan se présente aujourd’hui comme une artiste documentaire qui place la paroles des habitants au cœur de son travail et revendique la co-conception de ses cartes subjectives. Elle réalise ses cartes sous la dictée, à la manière d’un écrivain public. « Une carte subjective est une carte réalisée par un habitant ou un groupe d’habitants avec l’aide d’une équipe de géographes du dimanche ou autres artistes. Elle est ensuite imprimée et rendue publique dans les espaces de communication de la ville. »

Cliquez ici pour voir la carte subjective qui a été réalisée pour la ville de Rennes!

Avec le collectif Géographie Subjective elle a déjà réalisé une vingtaine de cartes, mais elle ne s’est encore jamais attaquée à un territoire rural aussi vaste que les Monts d’Arrée.

shapeimage_2Catherine Jourdan viendra en résidence du 17 au 23 avril, travailler avec un groupe de 15 volontaires  sollicités environ 3 h par jour pendant 5 jours. Après avoir finalisé le travail graphique en atelier, elle reviendra présenter la carte à tous les visiteurs de l’écomusée et la diffuser sur l’espace public, selon des modalités choisies par le groupe de travail lui-même.

Si vous souhaitez participer à la création de la carte et rencontrer Catherine Jourdan ainsi que le collectif Géographie Subjective, inscrivez-vous dès maintenant :

Du 17 au 21 avril à l’écomusée : atelier de création de la carte : participez !

Une fois réalisée, vous pourrez découvrir cette carte :

Le 10 juin à l’écomusée, Moulins de Kerouat pour l’inauguration de la carte
Mais également partout dans les espaces publics des Monts d’Arrée et en vente prochainement.

Contacts:
Écomusée des Monts d’Arrée 02 98 68 87 76
Catherine Sparta, catherine.sparta@ecomusee-monts-arree.org / 06 70 46 65 55

Site internet Géographie Subjective

 

* Exposition Territoire à la carte, du 5 mai au 3 novembre aux Moulins de Kerouat

   De long en large et en travers, ils ont exploré, mesuré, arpenté les Monts d’Arrée. Qu’en disent-ils ? Qu’apprend-on sur un territoire en le décrivant ? A la manière des géographes, des voyageurs, des artistes, des habitants, décrire un territoire est toujours affaire d’interprétation.

L’écomusée des Monts d’Arrée est un musée de France ancré dans son territoire, socle de son action.
Les Monts d’Arrée, ce territoire frontière entre le Léon et la Cornouaille, territoire d’altitude, point culminant de la région, territoire rural, désert par endroits suscite depuis toujours de la crainte ou de la fascination : c’est une zone d’ombre sur la carte, un espace indéfinissable et fantasmé.

Qu’en est-il vraiment ?

« Décrire le territoire », telle est la thématique qui sous-tend l’ensemble de la programmation annuelle de l’écomusée. Car un territoire, socle fondamental de l’action d’un écomusée, c’est avant tout une « portion d’espace terrestre », c’est une entité géographique dont il convient d’établir les limites, les caractéristiques, les contraintes imposées par la géologie, l’environnement.

Pour mieux comprendre, il faudrait donc interroger les géographes qu’attirent naturellement les points culminants. Car c’est la première caractéristique des Monts d’Arrée que d’être un territoire de montagne, les plus hautes que l’on puisse trouver en Bretagne ! C’est ainsi que le relevé du relief a occupé nos éminents géographes (Emmanuel de Martonne, René Musset, André Guilcher…).

La montagne, caractéristique géomorphologique faisant identité, relief autour duquel se construit la représentation du territoire. Inaccessible, sauvage, isolé, autant d’attributs qui construisent son image de zone à part, peu recommandable mais qui, par la grâce du développement du tourisme d’abord, puis par l’émergence des préoccupations environnementales et d’une idéologie politique « naturaliste », vont se transformer en atouts.

joncourt-0025Si les Monts d’Arrée effraient, ils fascinent aussi et les artistes ont largement contribué à construire l’image d’un territoire de landes désertes, hérissés de rocs aux formes inquiétantes, battus sans relâche par les vents. Cette vision largement véhiculée, tant par les voyageurs, que les poètes, les peintres et les photographes, révèle d’une manière saisissante la perception du territoire et la façon dont ses caractéristiques géographiques façonnent un imaginaire foisonnant.

Cette exposition sera aussi l’occasion de découvrir la carte subjective du territoire des Monts d’Arrée créées par les habitants eux-mêmes.

* Exposition Les Monts d’Arrée dessinés, Mathias Bonneau et Aurélie Calmet, carnetistes, du 1er juillet au 3 septembre, à la maison Cornec

   Invités en résidence par l’association Enki et mis à l’honneur lors du 8e festival des carnets de voyages Ici et ailleurs (12-14 mai au Quartz à Brest), ces deux-là ont traversé la France pour porter leur regard d’artistes sur les Monts d’Arrée. Ils ont Aurélie calmet (1)dessiné les lieux mythiques et les personnages incontournables, collecté les petites histoires et les moments de vie, ont tout noté dans les carnets qui seront présentés cet été à la maison Cornec de Saint-Rivoal. Ils nous présentent leurs planches originales, sous le regard des artistes amateurs des environs qui, eux aussi, consignent leurs paysages préférés dans leurs carnets adorés. Eux-aussi se fraieront une place dans l’espace d’exposition pour présenter leurs travaux.

Mathias Bonneauauka bonneau enki

«Cette résidence, c’est beaucoup de rencontres, d’échanges, de portraits… Aujourd’hui, c’est pause. Pour ce samedi 22 octobre, on se prend un casse-dalle, un stylo noir et on se fait une balade sur les crêtes.»

Matthias Bonneau vient du Tarn, il se destine à l’architecture, voyage, commence à dessiner, comme ça, pour fixer la mémoire des lieux rencontrés. Puis il devient bûcheron, une histoire de famille, et dessine encore, les arbres, la forêt… Tout en fait. Le dessin, c’est devenu une faim, plus un moyen. Il a posé ses yeux sur ce pays de bois, d’eau et de pierre. Il nous livre une sélection d’une vingtaine de planches, résultat de sa rencontre avec les Monts d’Arrée.

Aurélie Calmet, AUKA

select portraurélie« Hameau de Kerfeos. Punaise, on n’est jamais sûr de l’orthographe ou de la prononciation ici, même le guide Michelin se plante sans arrêt » En aurait-elle bavé dans les Monts d’Arrée ? C’est sûr, ce n’est pas simple ces 384 mètres d’altitude, le tout en breton, quand on vient de l’Aveyron où elle réside le plus souvent entre deux voyages, excursions, inventions… En fait non, rien ne résiste à l’acuité de son regard. Sensible aux détails, à ce qui ne saute pas aux yeux, elle capte tout. Grâce à son crayon elle garde l’équilibre. Il la suit partout, dans ses projets touche-à- tout mais toujours proche de la  nature, autre élément fondamental de son activité. Incollable sur les oiseaux, elle ne délaisse pas ses semblables qu’elle aime observer, croquer, interroger. Une amoureuse de la nature ne pouvait pas passer à côté des Monts d’Arrée sans s’y arrêter ! Pari réussi, souriez et dites Kig ha fars !

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