Paysages construits et paysages en mouvement

Paysages construits

Les aménagements faits par les familles Cornec et Fagot des environs immédiats de leur habitation résultent de choix pragmatiques. Déchiffrer ces aménagements, c’est comprendre les préoccupations et nécessités de familles du XVIIIe et du XIXe siècle.

Les talus

Omniprésents sur les deux sites de l’écomusée, les talus entourant les cultures et chemins creux avaient de multiples fonctions : limites de propriétés, clôtures, protections contre le vent, réserves en bois. Sur le site de la Maison Cornec, les talus sont restés quasiment inchangés depuis le XVIIIe siècle.

L’eau

Coulant sous des dalles de schiste à l’intérieur de la Maison Cornec, le long du bief et des canaux d’irrigation ou encore sous le fournil du hameau de Kerouat, l’eau reste l’élément central du choix de la localisation des habitations. Son utilisation a fortement dessiné les paysages de l’écomusée.

Les vergers

Verger de conservation - Maison Cornec - Photo 1-réduitPrésents dans chaque ferme malgré l’apparition tardive de la fabrication du cidre dans le centre-Finistère, les vergers sont placés dans les endroits peu propices à la culture et susceptibles de protéger le village ou encore de fournir un ombrage adéquat.

Paysages en mouvement

Traces du passé des habitants de Kerouat et de Cornec, les sites de l’écomusée sont également préservés pour la richesse de leur faune et de leur flore. Dans ce cadre, l’écomusée des Monts d’Arrée a adopté un plan de gestion dite « différenciée » de ses espaces extérieurs, en accord avec l’Agenda 21 du département du Finistère et avec la Charte du Parc naturel régional d’Armorique. Cette démarche se définit selon trois orientations essentielles : écologique, paysagère et économique.

La gestion différenciée

S’inspirant des méthodes agricoles traditionnelles, la technique consiste à ne pas appliquer la même intensité ni la même nature de soins à tous les espaces. Ceux-ci sont différenciés en fonction de leur intérêt, leur fonction et leur niveau de fréquentation. La flore naturelle ou sauvage est ainsi préservée et devient un outil de valorisation du site.

Agropastoralisme

L’autre aspect de cette expérimentation vise l’utilisation d’animaux rustiques pour l’entretien du site. Moutons et chèvres assurent ainsi la tonte de certains espaces.

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