Histoire d’un village de meuniers

En 1971, le Conseil général acquiert le petit hameau abandonné de Kerouat, isolé au fond d’une vallée. Deux fournils, de nombreux bâtiments d’élevage, un potager, un verger, constituent ce hameau centré autour des deux moulins à eau, qui permettaient à ses habitants de vivre en autonomie.

La famille Fagot

Les derniers occupants du hameau, Jeanne-Yvonne et Jean-François Fagot, ont disparu en 1961 et 1965. Ils étaient les derniers maillons d’une longue lignée de meuniers, née au XVIIe siècle avec Paul Keriel, premier meunier connu à Kerouat.

La formation d’un village

Autour d’un premier ensemble de bâtiments constitué par le moulin du haut et sa maison d’habitation attenante, le moulin du bas,  et quelques bâtiments réservés aux animaux, le hameau de Kerouat s’est progressivement agrandi. En 1831, Yves René Fagot fait construire un fournil, puis une maison dont l’aménagement est resté intact jusqu’à nos jours.

Un village autonome

Au cours du XIXe siècle, les constructions se multipliant laissent deviner le développement du bourg et de la famille Fagot. Moulin, fournil, travail du lin, potager, agriculture : tous ces éléments complémentaires permettaient au village de Kerouat de vivre en parfaite autonomie.

Aujourd’hui, la reconstruction d’une ancienne tannerie de Lampaul-Guimiliau et la reconstitution d’un moulin à vent permettent d’imaginer les modes de production et de vie dans les campagnes des Monts d’Arrée.

Le hameau de Kerouat aujourd’hui

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