Histoire d’une maison paysanne dans les Monts d’Arrée

En 1969, le Parc naturel régional d’Armorique acquiert la Maison Cornec, construite en 1702. Contrairement à nombre de maisons d’habitation de la même époque transformées au fil des années, la Maison Cornec a conservé son sol en terre battue, ses ouvertures à volets de bois et les traces de la cohabitation entre hommes et animaux.

La reconstitution d’un habitat du XVIIIe siècle permet d’imaginer ce que fut la vie d’une famille paysanne aisée dans les Monts d’Arrée, au cœur du bourg de St Rivoal.

La famille Cornec

Yvon Cornec et Anna Broustal se marient en 1688. Ils ont cinq enfants, parmi lesquels trois filles survivent. En 1702, ils font construire au bourg une grande maison dont ils occupent le rez-de-chaussée avec leurs enfants, partageant leur habitat avec trois vaches, logées à l’autre extrémité du logis. La maison est construite sans fondation et le sol est fait de terre battue.

L’étage, accessible par l’escalier extérieur sous auvent, constitue un logement indépendant. Il servait probablement aux moines du Relec qui venaient percevoir des fermages auprès des paysans tenanciers.

Un bâtiment remarquable

Ses dimensions généreuses, la présence d’un étage, d’un apoteis (avancée à pignon perpendiculaire) et sa couverture en ardoise distinguent la Maison Cornec des constructions contemporaines en Centre-Finistère. Malgré la qualité de la construction de la Maison Cornec, qui se distingue en tous points des constructions contemporaines simples couvertes en genêt, la famille Cornec cohabite avec trois animaux. Cette pratique reste commune dans les Monts d’Arrée jusqu’au milieu du XIXe siècle. Elle est alors progressivement abandonnée, comme en témoigne la maison d’habitation de Monsieur Fagot, meunier de Kerouat.

La maison Cornec aujourd’hui, lieu d’échanges et de rencontres autour de la vie en milieu rural

Les commentaires sont fermés.